Ce soir est le premier soir où ils se retrouvent réunis au Sanctuaire depuis leur retour à tous et, pour fêter ça, Aldébaran, le chevalier d'or du Taureau, donne une petite soirée dans son temple.
Ayor, Angelo et Milo, toujours prêts à faire la fête, étaient venus en avance pour aider leur ami à tout préparer. Ils discutaient joyeusement tous ensemble, sauf Milo qui semblait distrait et qui, contrairement à son habitude ne participait pas beaucoup à la conversation. Ayor qui était celui qui le connaissait le mieux, s'en aperçut rapidement.
- Et bien, qu'est-ce qui t'arrive ? T'es malade ? demanda t-il à son ami.
- Non, ça va... répondit celui-ci en regardant pour la énième fois vers la porte.
A ce moment, ladite porte s'ouvrit et Shaka et Mu firent leur entrée. Ces deux là s'entendaient particulièrement bien, ayant les mêmes goûts, les mêmes lectures, le même amour des grandes discussions philosophiques.
Milo avait sursauté à l'ouverture de la porte, puis avait replongé dans sa rêverie.
- Toi, tu attends quelqu'un ! décréta Ayor en observant son ami.
- Et qui attend notre piquant petit animal ? interrogea Mu en les rejoignant.
- J'attends personne ! s'impatienta Milo en retournant dans la cuisine pour échapper à ses compagnons.
Ayor et Mu échangèrent un regard amusé.
- Il attend quelqu'un ! confirma le Lion en souriant.
Puis la porte s'ouvrit à nouveau et les gardiens des trois derniers temples arrivèrent : Aphrodite, Camus et Shura.
- Ah, vous voilà quand même ! s'exclama Aldébaran. Je sais bien que vous êtes les plus loin, mais bon...
- Un petit bisou pour nous faire pardonner ? suggéra Aphrodite en se haussant sur la pointe des pieds pour déposer un baiser léger sur la joue du Taureau.
- Toi, tu t'arranges toujours pour qu'on ne puisse pas t'en vouloir... commenta Aldébaran en acceptant le baiser avec le sourire.
- Moi par contre, je suis fâché ! intervint Angelo en croisant les bras.
- Et qu'est-ce que je peux faire pour que tu reviennes à de meilleurs sentiments ? demanda Aphrodite charmeur en se rapprochant du Cancer.
- Et bien... dit celui-ci d'un air sérieux, d'abord un baiser... sur la bouche...
- Tu es dur en affaire... murmura le chevalier du Poisson en lui souriant.
- Dans tous les sens du terme ! railla Angelo, surtout quand tu es là !
Aphrodite posa ses lèvres sur celles de son ami et sentit les bras de celui-ci se serrer autour de sa taille.
- Hé ! intervint Shura, on est venu ici pour dîner il me semble !
- Désolé... dit Angelo, mais j'avais besoin d'être réconforté pour avoir attendu !
- Quels dragueurs ces italiens ! commenta Mu amusé.
Milo s'était immobilisé à l'entrée des trois derniers chevaliers. Il n'y en avait qu'un qu'il voyait, Camus, toujours aussi beau, aussi maître de lui, le chevalier des glaces... son ami. Ils étaient devenus les meilleurs amis du monde pendant le temps qu'ils avaient passé ensemble au Sanctuaire avant que Camus ne partent continuer son entraînement en Sibérie. Cela faisait quatre ans qu'ils ne s'étaient pas vus. Ils avaient 15 ans lorsqu'ils s'étaient quittés, ils en avaient 19 maintenant et ils étaient des hommes. Mais s'il y avait une chose qui n'avait pas changé en quatre ans, c'était l'amour que Milo avait pour son ami ! En effet, l'amitié s'était bien vite transformée en un sentiment plus fort et plus complexe, mais le Scorpion avait gardé ce tendre secret dans son coeur pendant ces années, par peur de perdre Camus.
- Je m'en doutais ! dit tout bas Ayor près de lui en suivant la direction des yeux de Milo qui étaient fixés sur Camus. Tu m'en as tellement parlé pendant ces quatre ans !
- Mais je ne t'ai jamais dit que je...
- Que tu en étais amoureux ? Il aurait fallu être bouché pour ne pas le comprendre ! assura le Lion.
- Je n'ai pas osé te le dire franchement parce que je sais que toi tu n'es pas... enfin, tu n'as pas de penchant pour les garçons...
- Mais je suis ton ami et ça ne changera rien... Et c'est aussi pour ça que tu ne t'es pas déclaré à Camus ? demanda Ayor.
- Oui... je ne sais pas du tout quelles peuvent être ses préférences à lui... il ne se livre pas beaucoup... dit Milo pensif.
- Et bien, moi je serais toi, je tenterais ma chance. Et, tiens, voilà justement l'objet de tes pensées qui vient vers nous, je vais vous laisser... déclara Ayor.
Il se leva et serra la main de Camus en passant près de lui, puis il alla rejoindre les autres, laissant les deux amis face à face.
- Bonsoir Milo... dit Camus en lui tendant la main, comment vas-tu ?
Le Scorpion prit la main tendue dans la sienne. Son coeur battait à tout rompre et il avait l'impression que tout le monde pouvait l'entendre.
- Ca va bien... je suis très heureux de te revoir... répondit-il.
Milo s'étonna lui-même de pouvoir agir et parler avec un calme aussi apparent alors que tous ses sens étaient en ébullition. Il plongea son regard dans les yeux saphir qui le regardaient. Il avait toujours adoré cette couleur bleue nuit et du coup, depuis qu'il connaissait Camus, il s'était trouvé une passion pour la tombée de la nuit, le crépuscule.
- Un apéritif les enfants ? leur demanda Aldébaran.
Milo s'aperçut soudain qu'il tenait toujours la main de Camus et que celui-ci n'avait pas essayé de le lâcher non plus...
La soirée se passa très agréablement en discussions animées. Chacun raconta un peu ce qu'il avait fait durant ces années, leurs impressions sur l'obtention de leurs armures et ce qui allait se passer maintenant qu'ils étaient tous de retour au Sanctuaire.
Enfin, vers minuit, chacun regagna son temple après avoir remercié Aldébaran pour son hospitalité.
- La plage est toujours à la même place ? demanda Camus à Milo, alors qu'ils se trouvaient tous les deux sur l'esplanade de la maison du Taureau.
- Oui... répondit Milo, et toujours aussi jolie ! Tu veux aller y faire un tour ?
- Avec plaisir, je n'ai pas très envie de dormir... répondit Camus.
Les deux amis arrivèrent rapidement sur la petite plage où ils avaient passé tant de temps pendant l'année passée ensemble en Grèce.
La mer Egée brillait doucement sous la lune et les vaguelettes venaient mourir sur le sable blanc.
- J'ai souvent pensé à cette plage pendant ces quatre dernières années... dit Camus d'un air pensif.
- Je croyais que tu avais aimé ces années passées en Sibérie... remarqua Milo en s'allongeant sur le sable.
- Je les ai aimées... j'adore la Sibérie ! Mais cette petite plage où nous avons passé tellement de temps tous les deux et aussi avec les autres, représente beaucoup pour moi...
Camus s'allongea près de son ami.
- Pour moi aussi... dit Milo. J'y suis venu à chaque fois que je le pouvais. Tu as vu comme les étoiles sont belles ?
- Splendides ! approuva Camus.
- Mais le ciel est noir maintenant... Moi je le préfère à la tombée de la nuit, au crépuscule, il est alors d'un bleu saphir qui m'a toujours fait penser à tes yeux...
Les mots étaient à peine sortis de sa bouche, que Milo réalisa à qui il venait de les dire. Il se redressa brusquement et considéra d'un air un peu inquiet Camus qui le regardait étonné mais apparemment pas fâché.
- Euh... je vais aller dormir, dit Milo en se levant, à demain Camus...
- A demain... dit le Verseau pensif.
Une fois Milo parti, il resta encore un petit moment sur la plage, puis se décida quand même à regagner son temple. Juste comme il y arrivait, il rencontra Aphrodite qui remontait aussi vers le sien.
- Tiens, tu n'es pas resté avec Angelo toi ? le taquina Camus.
- J'ai décidé de ne pas lui céder dès le premier soir... répondit Aphrodite sur le même ton.
- Oh, c'est bien ! Serais-tu amoureux ?
- Peut-être... on se ressemble assez finalement tous les deux...
- Je ne l'avais pas remarqué ! plaisanta le Verseau.
- Tu te lances dans l'humour toi aussi ? Non, je voulais dire, qu'on avait la même façon de voir les choses, les mêmes objectifs...
- Cela fait combien de temps que tu es revenu au Sanctuaire toi ? interrogea Camus.
- Cela fait deux mois, pourquoi ?
- Est-ce que Milo fait toujours autant de conquêtes féminines ?
Aphrodite le regard d'un air narquois.
- Pourquoi me poses-tu cette question ?
- Comme ça... je me souviens que malgré son jeune âge, il changeait très souvent de partenaire avant, c'est tout...
- Oui c'est vrai mais... Enfin, tout ce que je peux te dire c'est que depuis mon retour je ne l'ai jamais vu avec une fille... Il est très calme, sage et tranquille...
- Tu es sûr qu'on parle du même Milo là ? interrogea Camus.
- Oui ! répondit Aphrodite, peut-être qu'il attend quelque chose, ou... quelqu'un... Bon, je te laisse je vais dormir ! A demain... rajouta t-il en déposant un baiser sur la joue de son ami.
Celui-ci ne s'en étonna pas car c'était la façon du chevalier des Poissons de dire bonjour ou au revoir.
- Oui, dors bien... répondit Camus un peu perplexe. en rentrant chez lui.
Il se coucha rapidement et repensa à la soirée. Lorsqu'il était arrivé chez Aldébaran ce soir il avait tout de suite repéré Milo qui parlait avec Ayor. Il était encore plus séduisant et charmant que lorsqu'ils s'étaient quittés. Ses longues boucles bleu-violet, ses jolis yeux améthyste l'avaient tout de suite charmé. Il s'était attendu à un accueil plus expansif, mais Milo était resté calme et avait mis sa main dans celle qu'il lui avait tendue. Ils étaient restés les yeux dans les yeux sans se lâcher la main en échangeant quelques banalités. Camus avait senti un agréable frisson le parcourir... S'était-il trompé ou avait-il ressenti le même chez Milo ? Il repensa aussi à ce que celui-ci avait dit sur la plage... que le crépuscule lui rappelait la couleur de ses yeux... Il s'était sauvé bien vite après cela...
Camus soupira et se retourna pour essayer de dormir.
Le lendemain matin vers 9 heures, alors que Camus terminait de disposer le petit déjeuner sur la table, des coups furent frappés à sa porte. Il alla ouvrir et découvrit Milo qui lui sourit.
- Prépares-tu toujours ces délicieux petits déjeuners à la Française ? demanda le Scorpion.
- Oui, entre... regarde, j'ai mis deux bols sur la table, c'est bizarre non?
- Une intuition ? plaisanta Milo. Tu me devines donc toujours...
- Assied-toi ! dit Camus. Je te sers un chocolat chaud et mousseux et je rajoute un sucre. Et puis tu commenceras par un morceau de pain frais avec du beurre sans rien d'autre, et ensuite tu prendras un croissant, et ensuite... et bien je ne pourrai plus t'arrêter et tu videras toutes les corbeilles !
Milo le regarda, un peu surpris, et lui adressa un sourire à tomber par terre.
- Tu n'as pas oublié mes goûts... constata t-il ravi. Mais moi non plus tu sais. Tiens regarde... je te sers un café avec du lait et un sucre. Et puis un morceau de pain avec du beurre salé de ta Bretagne natale et un peu de confiture de fraises...
- C'est exactement ça ! sourit le Verseau.
- Ce beurre est vraiment délicieux ! s'exclama Milo. Rien que pour ça je suis heureux que tu sois à nouveau au Sanctuaire ! rajouta t-il taquin.
- J'espère que ce n'est pas la raison principale... remarqua Camus en regardant son ami assis en face de lui.
- En fait il y a cent mille raisons qui font que je suis heureux que tu sois là... Mais veux-tu connaître la principale ?
En venant chez Camus ce matin, Milo avait décidé de se jeter à l'eau et de lui avouer ses sentiments. Ca ne pouvait plus durer comme ça ! Il verrait bien ce qui se passerait, après tout, qui ne risque rien n'a rien !
Camus s'accouda sur la table et se pencha en avant. Milo fit la même chose et, la table n'étant pas très large, leurs visages ne se trouvaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre.
- Je veux bien connaître cette raison... murmura Camus en fixant les jolis yeux de Milo d'un regard très doux.
- C'est l'amour... se lança Milo sans plus réfléchir. Je t'aime Camus, je t'aime depuis le jour où nous avons fait connaissance, nous n'étions que des enfants alors...
- Pourquoi n'en as-tu jamais rien dit ?
- J'avais peur que tu me rejettes, je ne connaissais pas tes goûts en amour... Et je ne les connais toujours pas d'ailleurs ! avoua Milo en se perdant dans les yeux saphir.
- Mais pourtant je ne t'ai connu que des aventures féminines... déclara Camus, du moins tant que j'ai été là.
- Oui ! dit Milo en riant. Je devais être dans ma période où je voulais être... comme tout le monde ! Et en plus je me disais que comme ça, tu te douterais encore bien moins de mes sentiments.
- C'est vrai que je n'ai rien vu. Quant à moi, je n'ai su que je t'aimais que lorsque je me suis retrouvé sans toi en Sibérie. Ca a commencé par un manque, un grand vide... Je rêvais de toi, que je t'embrassais, que je touchais ta peau nue... Et au bout d'un moment je me suis avoué que j'étais amoureux de toi, sans le savoir, depuis longtemps sûrement...
- Mon Dieu ! s'exclama Milo estomaqué, je ne rêve pas ? Tu viens bien de dire que tu m'aimais aussi !
- Je l'ai dit, en effet... repris Camus en prenant les mains de son ami dans les siennes par-dessus la table.
Ils se penchèrent tous les deux et franchirent la petite distance qui les séparait. Leurs lèvres se trouvèrent enfin, se caressèrent et se goûtèrent quelques instants. Puis Milo se leva, contourna la table pour rejoindre son ami et s'assit à califourchon sur ses genoux.
- Dis-moi que je ne rêve pas... murmura Milo en entourant le cou de Camus de ses bras.
- Si c'est un rêve, j'espère ne jamais me réveiller... répondit celui-ci en laissant glisser ses mains sur la taille et les hanches de Milo.
Leurs lèvres se joignirent à nouveau, se caressant, se découvrant... leurs langues explorèrent la bouche de l'autre avec délice. Leur baiser dura longtemps, très longtemps, leur arrachant parfois de petits gémissements. Les mains de Milo s'égaraient dans les soyeux cheveux indigo, tandis que Camus avait faufilé les siennes sous le t-shirt de son ami.
Puis, d'un commun accord ils se levèrent et se dirigèrent vers la chambre de Camus sans cesser de s'embrasser et tout en s'enlevant leurs vêtements. Arrivés dans la chambre, Milo ferma la porte à clé.
- Comme ça on ne sera pas dérangé... précisa t-il.
Puis ils finirent de se déshabiller et restèrent un instant debout, face à face, à se regarder, à se dévorer des yeux. Milo se rapprocha jusqu'à ce que son corps vienne juste frôler celui de Camus.
- J'ai tellement rêvé de cet instant, imaginé tant et tant de fois cette scène dans ma tête, que maintenant qu'on y est je n'ose plus te toucher de peur que tu disparaisses... avoua Milo les yeux brillants d'émotion.
- Il est temps de mettre en pratique tout ce que tu as imaginé alors... dit Camus tout aussi ému.
- Alors, on en a pour plusieurs jours ! murmura Milo.
Il posa ses mains sur le torse de son ami et le poussa doucement sur le lit. Ils s'allongèrent côte à côte et recommencèrent à s'embrasser, mêlant douceur et passion. Leurs mains partirent à la découverte du corps de l'autre en longues caresses sensuelles. Puis les caresses se firent plus précises, plus audacieuses au fur et à mesure que leurs sens s'échauffaient.
Milo vint recouvrir le corps de Camus, ondulant doucement pour que leurs sexes se frottent l'un contre l'autre... Il sentit les mains de son partenaire se poser sur ses fesses pour accentuer encore le contact de leur peau. Ils coordonnèrent si bien leurs mouvements, et l'impatience et l'envie qu'ils avaient l'un de l'autre s'en mêlant aussi, ils jouirent assez rapidement et au même instant dans un même gémissement de plaisir. Ils restèrent serrés l'un contre l'autre un moment sans rien dire, savourant juste cet instant qu'ils attendaient tous les deux depuis si longtemps.
- J'ai envie de faire quelque chose, mais je ne voudrais pas que tu sois... choqué... murmura Milo en se redressant un peu.
- Choqué ? dit Camus en lui souriant. Qu'est-ce que tu veux me faire ?
- Te goûter mon amour, nous goûter... dit le Scorpion en laissant descendre ses lèvres sur le ventre de son amant, recouvert de leurs spermes mêlés. Lorsqu'il commença à lécher son sexe, Camus frémit de plaisir. Il sentait la langue douce et chaude de Milo passer et repasser sur sa virilité et le désir revint instantanément. Puis un petit cri lui échappa lorsque Milo le prit tout entier dans sa bouche. Pour le maître du froid, c'était la première fois et il se sentit fondre et perdre pied en découvrant ces sensations nouvelles et excitantes. Les lèvres de Milo se serrèrent autour de son sexe, tandis que sa langue en titillait le bout. Camus se crispa et se répandit pour la deuxième fois dans cette bouche chaude qui le rendait fou de plaisir... Milo le suça jusqu'à ce qu'il lui ait tout donné puis remonta ensuite pour poser ses lèvres humides sur les siennes...
- Tu es délicieux mon amour... murmura Milo, doux et sucré comme du miel... et j'adore le miel...
- Petit gourmand... sourit Camus
- Tu as aimé au moins ? s'inquiéta Milo en scrutant les yeux marine qu'il aimait tant.
- A ton avis ? Tu as vu l'effet que tu me fais ! J'ai adoré mon coeur... Tu sais, c'était la première fois et pour la première fois de ma vie j'ai complètement perdu le contrôle de moi-même... avoua Camus.
- Je suis heureux de t'avoir fait ressentir ça mon beau Camus... et si tu me le permets, ce n'est pas terminé...
- Je te permets tout ce que tu veux mon petit Scorpion, mais d'abord, laisse-moi vérifier si j'ai bien compris la première leçon... murmura le Verseau en faisant basculer son ami pour se retrouver au-dessus de lui.
Le coeur de Milo s'emballa aussitôt. Il avait tellement pensé à cette scène qu'il se disait qu'il ne pourrait pas retenir très longtemps son plaisir. Lorsque Camus commença à embrasser son ventre, il sentit les longs cheveux indigo le caresser et lorsqu'il sentit les lèvres et la langue toujours fraîches se poser sur son sexe, il ne put retenir un très agréable tressaillement.
- Camus, tu n'es pas obligé... si tu ne veux pas... balbutia t-il haletant.
Pour toute réponse, Camus prit le membre brûlant dans sa bouche et entama de lents va et vient... Milo suivit son rythme avec de légers coups de rein et au bout d'un moment il craqua et jouit dans la bouche fraîche de son amour des glaces. Celui-ci l'avala jusqu'à la dernière goutte et revint vers son visage en se léchant les lèvres avec délice... Milo crut bien que son coeur allait le lâcher tant il trouva ce geste érotique, surtout de la part de Camus. Ils s'embrassèrent avec passion, retrouvant sur la langue de l'autre ce goût enivrant.
- Tu apprends vite mon amour... remarqua Milo en souriant.
- C'est que tu es un excellent professeur ma beauté... murmura le Français, et mon seul regret est de ne pas avoir fait cette expérience avant... avec toi bien sûr... rajouta t-il tendrement.
- Tout ce temps perdu ! approuva Milo. Remarque, non, on aurait été obligé de se séparer quand même et ça aurait été encore plus dur !
- On va le rattraper ce temps perdu ! assura Camus. Mais je voudrais te poser une question...
- Mmmmm... indiscrète je suppose ! Mais vas-y, je ne te cacherai rien !
- Tu as déjà fait l'amour avec un garçon toi, n'est-ce pas ? demanda le Verseau en plongeant son regard dans les yeux améthyste de son amant.
- Euh... et bien, oui en effet... ça m'est arrivé après ton départ pour la Sibérie. Ca me faisait tellement bizarre d'être amoureux d'un garçon, que j'ai voulu essayer, pour voir... et parce que je n'ai jamais perdu l'espoir de pouvoir t'avouer un jour mon amour et donc de te faire... ce que nous sommes en train de faire...
- Et... c'était un chevalier ?
- Et bien... oui, petit curieux ! J'ai trouvé le meilleur professeur du Sanctuaire en la matière... Aphrodite ! dit Milo en riant. Il a été très gentil et... nous savions tous les deux que c'était juste physique entre nous... Il m'a montré différentes choses... Ca n'a pas duré très longtemps car il est parti s'entraîner au Groenland...
- Je vois... commenta Camus, ça devait être chaud entre vous deux !
- Est-ce que je détecte une petite pointe de contrariété dans ta voix mon ange ? s'amusa Milo en caressant les cheveux sombres.
- Tu peux même dire de jalousie... reconnut Camus, je suis désolé, je sais que c'est idiot...
- Ca me fait plaisir que tu sois un peu jaloux... le taquina Milo. Mais, dis-moi superbe créature, si on continuait plutôt notre cours particulier...
- Je suis tout à toi... approuva le Verseau.
- Mmmmm... j'adore ces paroles !
Leurs lèvres se retrouvèrent avec un mélange de douceur et d'impatience et ils s'embrassèrent un long moment, ne semblant pas pouvoir se rassasier l'un de l'autre. Les mains de Camus parcouraient le corps si doux de son ami de haut en bas avec un plaisir évident. C'était si grisant de suivre les courbes délicates de ses hanches, de ses fesses fermes et bien galbées... Puis il sentit la main de Milo se poser sur son sexe déjà dressé et une vague de chaleur l'envahit. Milo recouvrait toute sa virilité de sa main, puis glissait un peu sur ses testicules pour les malaxer avec douceur, puis il remontait sur son sexe qui durcissait de plus en plus... Il répéta ce geste plusieurs fois. Puis ses doigts glissèrent jusqu'à l'intimité encore vierge de Camus, l'effleurant d'abord à peine... Ne sentant pas de refus de la part de son amant, il s'enhardit un peu plus et ses doigts caressèrent plus fermement la petite entrée. Malgré lui, Camus écarta les cuisses.
- Oui, ouvre-toi mon amour... dit Milo contre ses lèvres, détend-toi, je ne te ferai pas mal... jamais... Et si tu veux que j'arrête, dis le moi...
- Oh non, continue... murmura le Français, j'adore ce que tu me fais...
Milo sourit et amena ses doigts sur les lèvres de son ami. Celui-ci comprit ce qu'il voulait et prit les doigts dans sa bouche... il les suça et les lécha pour bien les humecter de salive.
- Encore un peu... dit Milo lorsque Camus s'arrêta. Tu es si... troublant, dans ce geste...
Celui-ci reprit les doigts dans sa bouche, les caressa de sa langue en mouvements de va et vient très suggestifs.
- Wouah... tu me ferais jouir rien qu'en me faisant ça mon ange... assura le Scorpion d'une voix rauque. Mais, nous avions commencé autre chose...
Disant cela, il retourna caresser l'intimité de Camus. Ses doigts mouillés tournèrent autour de la petite entrée, puis tout en douceur, il commença à y introduire un doigt qui glissa sans encombre à l'intérieur, arrachant un petit gémissement à Camus.
- Je te fais mal ? s'inquiéta Milo.
- Non, ça va... continue chéri, je t'en prie...
Milo enfonça un peu plus son doigt et le fit bouger à l'intérieur, puis il le ressortit et le fit entrer à nouveau... puis il mit deux doigts et recommença le même manège... Camus se crispa légèrement mais ne dit rien. Milo plongea son regard un peu inquiet dans les yeux saphir, mais n'y vit que de l'amour et du plaisir...
- Tu aimes mon bel amour... constata le Scorpion. Moi j'aime te toucher de cette façon, à cet endroit si intime, si merveilleusement doux et excitant et que je suis le premier à explorer...
- Oui... haleta Camus, je veux ton sexe en moi maintenant mon amour...
Milo sourit et vint déposer un baiser sur les jolies lèvres entrouvertes. Il vint se placer entre les cuisses de son ami. Il s'aperçut que sa propre excitation était telle que le bout de son sexe était humide d'un peu de sperme et il se dit que cela allait faciliter la pénétration. Il caressa l'intimité de Camus et lui releva un peu plus les jambes.
- Ouvre-toi bien trésor... et si je te fais mal, dis-le moi...
- Enfonce-toi d'un seul coup... murmura Camus.
- Mais tu vas avoir mal...
- Vas-y, je t'en prie...
Milo n'eut qu'une légère hésitation et, d'un coup de rein, s'enfonça dans la chaleur moite qui s'offrait à lui. Un cri leur échappa à tous les deux. De douleur pour Camus et de plaisir pour Milo. Le Français souleva son bassin pour mieux accueillir le membre dur et long de son amant et noua ses jambes autour de ses hanches.
- Enfonce-toi mon coeur, tout au fond... je t'aime!
- Je t'aime... dit aussi Milo en entamant de longs va et vient entre les fesses de son partenaire.
Leurs regards étaient rivés l'un à l'autre.
Milo posa sa main sur le sexe de Camus et le caressa au même rythme qu'il entrait et sortait de son intimité... Leurs respirations s'accéléraient et ils haletaient au rythme de leurs mouvements. Puis Camus se contracta et se libéra dans la main experte de Milo... Celui-ci sentit cette contraction sur son membre et dans un ultime coup de rein, il jouit violemment au plus profond de l'intimité de Camus. Ils prolongèrent le plus possible cet instant suprême, puis Milo s'effondra sur le corps de son amant qui le serra contre lui.
- Mon amour... susurra Milo, je t'aime tellement, mon prince des neiges...
(NDA : Kats, pardon de t'emprunter ce nom, mais je l'ai trouvé tellement joli dans ta fic "Secrets" !)
- Moi aussi je t'aime ma beauté, mon rayon de soleil... murmura le Verseau. Et merci d'être aussi doux et attentionné...
- C'était un plaisir trésor... un véritable et intense plaisir ! assura le Scorpion amoureusement.
Puis il se redressa et s'agenouilla, ses jambes de part et d'autre du corps de Camus, ses fesses frôlant le sexe de celui-ci... Il se pencha et mit ses mains de chaque côté du visage de son ami. Les longues boucles bleu-violet tombèrent en rideau autour d'eux. Les lèvres de Milo parcoururent de petits baisers le visage aimé.
- Gabriel... j'ai souvent pensé à toi sous ce prénom que tu m'avais confié quelques jours avant de partir...
- Je m'en souviens... dit Camus. Tu sais, personne n'utilise plus ce prénom maintenant.
- C'est dommage, il est très beau et te vas si bien ! Un archange... mon archange...
Tout en parlant, Milo continuait de frotter doucement ses fesses sur le sexe devenu dur à nouveau de son amant.
- Il y a encore une chose que nous n'avons pas faite... murmura Milo coquin.
- Seulement une ? dit Camus en souriant.
- Non, en fait il y en a plein ! Mais disons... qu'il faut que tu connaisses la sensation de celle-ci...
Disant cela, il se souleva légèrement et s'empala sur le membre dressé du Verseau. Ce dernier cria de surprise et de plaisir et Milo de plaisir aussi mais un peu de douleur car il s'était laissé tomber d'un seul coup.
Leurs regards s'accrochèrent un instant, reflétant tout leur amour. Puis Milo commença à bouger son bassin... il rejeta la tête en arrière en gémissant doucement et ses cheveux vinrent caresser ses reins.
Camus le regardait... il était si beau et si affolant dans cet approche du plaisir ! Le Scorpion posa ses mains sur son sexe et se caressa tout en ondulant sur le sexe de Camus. Celui-ci ne pouvait plus détacher son regard des mains de son ami qui se caressait... en même temps il se sentait enserré dans un fourreau de douceur et, à chaque fois que Milo s'empalait sur son sexe, cela en découvrait un peu plus le bout, rendant la sensation de plus en plus excitante. Des milliers d'étoiles clignotaient devant ses yeux et soudain, il jouit dans un cri dans l'intimité brûlante. En même temps, il vit la semence de Milo jaillir sur son ventre...
- Oh, c'est trop bon ! gémit celui-ci en se laissant retomber sur Camus.
- C'est toi qui est trop bon mon coeur... murmura le Français.
- Dans quel sens du terme ? demanda Milo coquin.
- Dans tous les sens du terme ! assura Camus sur le même ton. Faire l'amour avec toi c'est... j'ai l'impression de flotter et j'adore... je t'adore !
- Moi aussi je t'adore mon amour du froid, et j'ai encore envie de faire l'amour avec toi... je crois que je ne serai jamais rassasié de ton corps, de ta peau contre la mienne...
- C'est que nous avons des années à rattraper ! sourit Camus en pressant contre lui le corps souple de Milo.
- Dis-moi, tu as aimé me regarder me caresser tout à l'heure ? demanda le Scorpion en fixant les yeux de son amant.
Il les vit se troubler et une vague de désir le submergea à nouveau.
- Oui, j'ai aimé... avoua Camus en sentant un frisson le parcourir rien que d'y repenser.
- Alors je te ferai une séance spéciale un peu plus tard à la lueur des chandelles... promit Milo en recommençant à frotter son sexe encore enduit de sperme contre celui de Camus qu'il sentit réagir aussitôt.
- A la lueur des chandelles ? répéta celui-ci en jetant un coup d'oeil vers la fenêtre et en s'apercevant que la nuit commençait à tomber. Nous sommes au lit depuis 10 heures ce matin ! constata t-il amusé.
- Et oui ! approuva Milo. Quand on aime on ne compte pas ! Tu n'as plus envie ?
- Moi ? Plus envie de toi ? Tu plaisantes j'espère ! s'exclama Camus en faisant basculer son ami pour se retrouver à son tour au-dessus de lui. Il y a une chose que j'ai envie de faire...
- Laquelle ? demanda Milo déjà haletant en sentant la langue de Camus descendre sur son ventre.
Il lécha le membre tendu sur toute sa longueur plusieurs fois de suite... puis il descendit un peu sur les testicules, arrachant des gémissements à son ami. Celui-ci écarta ses cuisses et Camus lécha l'intimité brûlante, y introduisant sa langue le plus possible.
- Oh mon amour oui... tu me rends fou... encore... lèche-moi partout, enfonce ta langue ! Oooooh... Camuuuuus...!!!
Après quelques minutes de ce doux traitement, Camus se redressa, releva les jambes de Milo et s'enfonça d'un coup dans l'humidité chaude et douce de l'étroit passage. Milo noua ses jambes autour des hanches de Camus, puis ils se relevèrent, Camus se retrouvant à genoux et Milo empalé profondément sur le sexe de son ami. Il passa ses bras autour du cou de celui-ci tandis que Camus posait ses mains sous ses fesses pour le soutenir. Ils s'embrassèrent passionnément un long moment, haletant et soupirant de bonheur.
- C'est le paradis... murmura Milo, ne faire qu'un avec toi, te sentir en moi ou être en toi... je ne trouve pas de mots assez forts pour te dire combien je t'aime !
Camus parcourait le cou de Milo de baisers brûlants... celui-ci rejeta la tête en arrière pour lui offrir sa gorge palpitante.
- Mon petit Scorpion d'amour, tu me fais perdre la tête... j'adore embrasser ta peau sucrée... tu as raison, c'est le paradis nous deux !
Milo bougeait doucement son bassin et contractait son anus autour du sexe de Camus, lui arrachant des petits cris de plaisir.
- Oh, j'aime ce que tu me fais là... haleta le Verseau, je vais jouir mon amour...
Il crispa ses mains sur les fesses de Milo et explosa au plus profond de lui en criant son plaisir. Milo sentit le sperme chaud couler en lui et cela déclencha sa propre jouissance qu'ils libéra sur leurs ventres serrés l'un contre l'autre.
Ils retombèrent enlacés sur le lit, et c'est ainsi que le sommeil les prit.
En effet, on a beau être chevaliers d'or et fous amoureux, il arriva quand même un moment où il faut prendre un peu de repos et rechanger ses batteries...